Étude nationale des génétiques de la tremblante dans les moutons canadiens de race pure

L’envoi d’échantillons pour le sondage national sur le génotype est terminé L’envoi d’échantillons pour le sondage national sur le génotype a pris fin le 16 décembre 2008. Les producteurs peuvent toujours faire le test de génotype sur une base individuelle. Pour savoir comment envoyer les échantillons, communiquez avec le laboratoire avec lequel vous désirez faire affaire. Vous trouverez une liste des laboratoires ci-dessous, du côté droit de la page.

Le sondage national sur le génotype est maintenant terminé. Les échantillons ont été acceptés jusqu’au 16 décembre 2008, et ce projet a officiellement pris fin le 31 mars 2009. Au total, environ 9 300 moutons canadiens purs sang ont subit un test de génotype dans le cadre de ce projet. Ces résultats ont été versés dans la base de données nationale sur le génotype établie par l’Agricultural College de la Nouvelle-Écosse. Cette base de données contient aussi les résultats de tests de génotype provenant d’autres projets provinciaux divers.

En date du 31 mars 2009, le nombre total de fermes et de moutons ayant subi un génotype dans la base de données s’élevait à 18 966 moutons provenant de 496 fermes. Ces chiffres sont répartis de la manière suivante :

  • Alberta : 5 245 moutons sur 71 fermes
  • Ontario : 4 302 moutons sur 116 fermes
  • Colombie-Britannique : 2 728 moutons sur 110 fermes
  • Nouvelle-Écosse : 2 529 moutons sur 44 fermes
  • Québec : 2 430 moutons sur 93 fermes
  • Saskatchewan : 864 moutons sur 30 fermes
  • Manitoba : 596 moutons sur 18 fermes
  • Nouveau-Brunswick : 166 moutons sur 9 fermes
  • Île-du-Prince-Édouard : 106 moutons sur 5 fermes

Le nombre de moutons dont le génotype a été prédit à partir de l’information ci-dessus est 1 311, portant le total de moutons auquel un génotype est associé dans la base de données à 20 277.

Voici les nombres et pourcentages actuels de moutons canadiens par catégorie de résistance :

  • R1 = très résistants = 4 836 moutons (24 %)
  • R2 = résistants = 7 970 moutons (40 %)
  • R3 = peu de résistance = 5 300 (26 %)
  • R4 = susceptible = 1 027 (5 %)
  • R5 = très susceptible = 975 (5 %)

D’autres renseignements sur les résultats finaux du sondage national sur le génotype seront publiés pendant l’été 2009.

Qu'est-ce que la tremblante?

La tremblante du mouton est une maladie mortelle qui s'attaque au système nerveux central des moutons et des chèvres. Elle est ce qu'on appelle une encéphalopathie spongiforme transmissible ou EST. La cause exacte de la tremblante est inconnue, mais on croit qu'elle est reliée à la présence d'une protéine anormale appelée prion. Il s'écoule habituellement plus d'un an et demi avant qu'un animal atteint ne présente des signes cliniques d'infection et parfois, la maladie ne se manifeste qu'au bout de huit ans. Il n'existe aucun traitement, vaccin ou test de dépistage fiable pour les animaux vivants en ce qui concerne la tremblante. Après l'observation des signes cliniques, la mort survient généralement en l'espace de deux mois.

Parmi les symptômes de la maladie, notons: un changement de comportement (attitude craintive ou agressivité), la désorientation, le grincement de dents, les morsures aux membres et aux pieds, les démangeaisons et une locomotion anormale (sautillements). La tremblante se propage par les fluides et le matériel des placentas des femelles infectées. La maladie peut se transmettre d'une femelle infectée à ses petits à la naissance ou à d'autres moutons et chèvres qui partagent le même environnement de mise bas.

Étude nationale des génétiques de la tremblante dans les moutons canadiens de race pure:

Trois codons de la protéine prion (codons 136, 154, 171) sont associés à la sensibilité d'un mouton à la tremblante. Grâce au dépistage par génotypage, il est possible de déterminer quels animaux sont génétiquement résistants à la tremblante et transmettront cette résistance à leurs petits.

Entre juin 2005 et 16 décembre 2008, l'enquête nationale permettra de faire le dépistage des trois codons chez 36 000 moutons enregistrés d'un bout à l'autre du Canada.

Ce projet d'avant-garde unique au Canada nous fournira les connaissances dont nous avons besoin pour accroître la résistance du cheptel canadien face à la tremblante. L'enquête, qui prévoit le prélèvement d'échantillons chez des brebis plutôt que chez les béliers uniquement, est actuellement le programme de dépistage le plus vaste au monde. Comme le projet canadien prévoit le dépistage des brebis, les producteurs peuvent utiliser l'information pour mettre sur pied des programmes d'élevage qui tiennent compte d'abord de la qualité et du rendement puis de la résistance à la tremblante chez les animaux les plus performants.

Avantages à l'échelle de l'industrie:

D'autres pays, notamment les États-Unis et la Grande-Bretagne, s'affairent déjà à réduire l'incidence de la tremblante en vue d'en faire l'éradication complète. Pour demeurer compétitif et conserver l'accès aux marchés, il est dans l'intérêt du Canada d'accroître la résistance à la tremblante afin que cette maladie ne devienne pas un obstacle au commerce dans l'avenir.

Actuellement, au Canada, les troupeaux qui ont été exposés à la tremblante sont détruits. Pour un producteur, cette situation est catastrophique car elle représente beaucoup plus qu'une perte financière. De plus, il s'agit d'une question de bien-être animal qui engendre des coûts pour le gouvernement en raison des programmes d'indemnisation.

En travaillant de façon proactive à accroître la résistance du cheptel canadien à la tremblante, il est possible de diminuer les répercussions néfastes de cette maladie.

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